MÉTHODES D'OBSERVATION
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GÉNÉRALITÉS
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QUAND OBSERVER
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OÙ OBSERVER
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LA PRÉPARATION D'UNE SCÉANCE D'OBSERVATION
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L'OBSERVATION
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LA COMPILATION ET L'ÉCHANGE DES DONNÉES
En levant les yeux vers le ciel par une nuit dégagée, on y aperçoit une multitude d'étoiles si on a la chance de se trouver loin des lumières nuisibles de la ville. À travers ces points fixes dans le ciel, certaines "étoiles" peuvent être aperçues se déplaçant lentement en silence. Il s'agit presque à coup sûr d'un satellite artificiel.
C'est la plupart du temps de cette façon que nous observons pour la première fois le passage d'un satellite sans pour autant en connaître le nom et l'origine exacts. Pour l'amateur averti cependant, l'observation de satellites nécessite une préparation, de l'équipement, un ciel noir et un rituel parfois assez exigeant.
Dépendant de notre niveau d'intérêt et de connaissances, il y a plusieurs façons de s'adonner à l'observation des objets qui gravitent autour de la Terre. Ce peut être à l'oeil nu ou à l'aide de jumelles ou d'un télescope. Il peut s'agir d'observation simple purement contemplative, d'observation positionnelle ou d'analyse du comportement d'un objet à luminosité variable.
Il va sans dire qu'à notre oeil on peut aussi sustituer une caméra vidéo ou CCD. Pour les caméras CCD, je vous invite à parcourir le site québécois Astro & CCD.
Les satellites et débris divers ne sont pas munis de feux de position ou de navigation ou encore de systèmes d'éclairage extérieur. Pour être visibles, ils doivent donc être éclairés par le Soleil. Étant donné leur grande distance de l'observateur (300 km et plus) et leur petite taille (30 mètres et moins), le ciel doit être suffisamment sombre pour les distinguer à l'aide de la lumière solaire qu'ils réfléchissent.
C'est pourquoi les périodes les plus favorables se situent entre 1 et 3 heures avant le lever ou après le coucher du Soleil. Ce qui signifie également pour les latitudes moyennes à élevées, que durant l'été, les objets en haute altitude peuvent être observés toute la nuit et que l'hiver, les satellites ne sont généralement pas observables en pleine nuit. Les objets les plus brillants comme la stations spatiale ISS et la navette peuvent être vus 15 minutes avant le lever ou après le coucher du Soleil.
Surveillez également les phases de la Lune. En effet, lorsque, par exemple, la Peine Lune est visible, sa grande brillance voile le ciel et nous empêche d'observer les objets de faible luminosité. Inutile de dire que le ciel doit aussi être le plus possible dépourvu de nuages !
La réponse à cette question dépend de la luminosité de l'objet et des moyens optiques à notre disposition. Les gros objets à basse altitude comme les stations et navettes spatiales peuvent être observables facilement en pleine ville. Cependant, la pollution lumineuse diminue le nombre d'étoiles repères visibles.
L'idéal est de s'installer en terrain dégagé à la campagne loin de toute source lumineuse ou encore sur le sommet d'une colline ou d'une montagne. L'horizon autour de nous doit être le moins obstrué possible. Il est préférable d'éviter les endroits humides comme les abords de plans d'eau à cause du brouillard souvent présent qui gêne la visibilité et qui mouille les documents et instruments utilisés pour l'observation.
Pour rendre une scéance d'observation intéressante, il convient de bien s'y préparer en ciblant d'abord les objets à observer à l'aide d'un logiciel conçu spécialement à cette fin. Il y en a plusieurs de disponibles sur le marché à des coûts variant de 0 à 80 dollars. Cependant, ils ne sont pas disponibles en magasin. Afin de vous renseigner sur leur utilisation et les sites web où ils se retrouvent, consultez la rubrique Logiciels sur Obsat.
Avec ces programmes, on peut alors déterminer à l'avance ce qui sera visible dans notre ciel local à une heure précise ou dans un intervalle de temps donné. On peut aussi rechercher l'identité d'un objet ayant été aperçu par hasard. Ce qui signifie que la recherche avec le logiciel peut se faire avant ou après la scéance d'observation. La précision des données ainsi générées est généralement de l'ordre d'une seconde en temps et d'un dixième de degré en position.
Il faut évidemment que notre montre affiche la bonne heure. Un satellite en orbite basse peut prendre environ 7 minutes pour traverser le ciel et être bien visible pour seulement 3 ou 4 minutes. Une erreur d'une couple de minutes peut donc nous jouer des tours. Pour connaître les sources disponibles pour s'ajuster à l'heure vraie, consultez cette page.
Les données fournies par les logiciels spécialisés se présentent sous 2 formes. D'abord les tableaux qui donnent la position en "Ascension droite / Déclinaison" et / ou "Azimuth / Élévation" de l'objet en fonction de l'heure. Cette forme exige une bonne connaissance de notre situation géographique et peut s'avérer difficile à interpréter pour un débutant. La deuxième forme est en cartes du ciel. La trajectoire de l'objet est alors tracée sur une carte représentant les étoiles visibles dans le ciel à ce moment avec les points cardinaux pour faciliter le repérage.
Ayant en mains ces données, vous êtes prêt(e) à sortir et attendre le passage du ou des objets qui vous intéresse. Évidemment que, dépendant du type d'observation que vous faites, vous aurez du matériel et d'autres documents à préparer.
Comme la plupart du temps nous sommes pratiquement immobile durant les observations, il convient de se vêtir chaudement, même en été. Pendant l'hiver et les froids extrêmes (-20°C et moins), l'expérience peut devenir assez douloureuse. Pensez donc aux engelures possibles aux doigts et aux pieds.
Trois méthodes sont populaires pour observer les objets en orbite. En cliquant sur chacune d'elle, vous obtiendrez de plus amples détails :
À l'oeil nu : La méthode la moins onéreuse et quelques fois la meilleure. Pour connaître les objets visibles de cette manière, consultez la rubrique Oeil nu du site Obsat.
Aux jumelles : La façon la plus avantageuse et la plus spectaculaire. La méthode préférée des observateurs d'expérience. Pour connaître la liste des objets visibles ainsi, consultez la rubrique Jumelles sur Obsat.
Au télescope : Pour les mordus d'objets de faible luminosité comme les satellites géostationnaires ou pour ceux qui essaient de voir des détails sur de gros objets. Un gros télescope devrait permettre de voir presque la totalité des objets en orbite qui sont répertoriés et visibles de la latitude de l'observateur.
Pour les observations au télescope, voici des sites offrant des infos sur le matériel nécessaire au suivi de satellites à l'aide d'une monture commandée par ordinateur :
http://freespace.virgin.net/philip.masding/automatic_tracking.htm
http://canopus.saao.ac.za/~wpk/CoSaTrak/cosatrak.html
Pour chacune de ces méthodes, il y a 3 types d'observations qu'on
peut faire (cliquer dessus pour avoir des détails) :
- Observation
simple
- Observation
positionnelle
- Observation
d'objets à luminosité variable
Un coup les observations terminées, il est possible de les compiler sous différents formats et de les échanger ou les partager avec d'autres observateurs.
Ces observations peuvent servir à valider des programmes de prévision de visibilité, à étudier le comportement visuel et orbital d'un objet, déterminer l'axe de rotation d'un satellite hors contrôle ou encore à détecter les manoeuvres de satellites militaires. Cependant, ces applications restent au niveau amateur. Aucun organisme officiel ne compile les données d'amateurs.
Par contre, en étant membre d'un réseau d'observateurs comme SeeSat-L (anglophone), vous pourriez être appelé à fournir des observations visant un but très précis pour des projets spatiaux officiels comme ce fut le cas à l'été 1999 lorsqu'un Institut allemand d'astrophysique voulait calculer l'axe de rotation de leur satellite ABRIXAS (#USSC 25721), alors hors contrôle, pour tenter de le manoeuvrer afin de le stabiliser.
Dernière mise à jour de cette page : 06 août 2003 à 02:15 UTC
Auteur : Daniel Deak