L'INSPECTION ET LA RÉPARATION DE LA PROTECTION THERMIQUE
Le bras d'inspection OBSS (Orbiter Boom Sensor System)
La recommandation 3.4-3 du rapport de la CAIB demandait à la NASA de pouvoir prendre des images à haute résolution des tuiles sous les ailes ainsi que des bords d'attaque en carbone-carbone renforcé, dans le but de découvrir d'éventuels dommages. Pour ce faire, le manifeste de la mission STS-114 prévoit de passer la deuxième journée à faire l'inspection du carbone-carbone renforcé, à part d'autres préparatifs dans la cabine. Les astronautes utiliseront pour la première fois une rallonge du bras de la navette qui sera agrippée par le Canadarm de Discovery. Cette rallonge appelée OBSS, pour Orbiter Boom Sensor System, de fabrication canadienne, est constituée de tubes provenant de pièces de rechanges des Canadarm de la navette au bout desquels on a installé une plate-forme d'instruments (voir la deuxième figure). Elle a été installée sur Discovery le 24 janvier 2005. Le bras télémanipulateur amarré au côté babord de la soute ira agripper l'OBSS pour ensuite l'utiliser pour inspecter la protection thermique. L'OBSS ne devra pas être déplacé à plus de 5 cm à la seconde pour pouvoir enregistrer des détails significatifs ou des dommages.

La palte-forme de l'OBSS comporte
trois instruments :
LCS : Laser Camera System : Système
d'imagerie laser 3D haute résolution contrôlé par un
logiciel installé dans la cabine (fabriqué par Neptec)
ITVC : Intensified black & white
Television Camera : Caméra vidéo noir et blanc à amplification
de lumière
LDRI : Laser Dynamic Range Imager
: Système d'imagerie laser 2D et 3D (fabriqué par Sandia)
Dans l'image ci-dessous, l'acronyme PTU signifie Pan and Tilt Unit pour plate-forme à panoramique horizontal et vertical.

Nouvelle procédure d'approche de la Station spatiale
Le carbone-carbone renforcé ayant été inspecté lors de la deuxième journée de la mission, c'est au tour des tuiles installées sous la navette de se faire inspecter à l'approche de la Station spatiale internationale à la troisième journée. Une modification à l'approche traditionnelle a été faite en ajoutant une manoeuvre de rotation en tangage qui va permettre à l'équipage de l'ISS de photographier à haute résolution le dessous de l'orbiteur. Cette approche est détaillée dans la figuer ci-dessous.

La réparation des dommages à la protection thermique
Si jamais des réparations étaient nécessaires, elles se feraient avec l'assistance du matériel de l'ISS. Pour ce faire, le Canadarm de l'orbiteur agrippera d'abord la borne électromécanique PDGF installée sur le module Destiny. L'orbiteur se désamarrera du sas de Destiny et pivotera à l'aide du Canadarm à une position permettant à un astronaute de travailler à l'endroit à réparer. Le SSRMS, le bras de la Station, servira à fixer et déplacer l'astronaute. Un exemple est illustré à la figure ci-dessous.

Différentes méthodes de réparation des tuiles et du carbone-carbone renforcé sont actuellement à l'étude. Certaines seront testées en vol lors des missions STS-114 et STS-121. Les images ci-dessous montre les résultats d'une technique de réparation des tuiles utilisant une pâte injectée à l'aide d'une sorte de pistolet à calfeutrer.
SUITE DU DOCUMENT
(BOULONS DES PROPULSEURS À POUDRE)
Dernière mise à jour de cette page : 20 février 2005 à 21:45 UTC
Auteur : Daniel
Deak
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