DOSSIER
ENQUÊTE STS-107
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SEMAINES DU 1 AU 14 JUIN 2003
Dimanche, 15 juin 2003
Lors du lancement de STS-107, les radars ont relevé un écho anormal 126 secondes dans le vol qui serait un débris de nature inconnue. Certains pensent qu'il pourrait s'agir d'un débris originant de l'attrape-boulon, mais les senseurs sur la navette n'ont détecté aucun impact. Il est donc peu probable que ce débris ait eu une influence sur la catastrophe, mais les enquêteurs jugent le problème assez sérieux pour qu'ils recommendent de le régler avant la reprise des vols.
Un membre de la Commision d'enquête, Douglas Osheroff, lauréat d'un prix Nobel en physique, a apporté un regard nouveau sur le phénomène de décollement de la mousse isolante du réservoir externe. Selon lui, l'hypothèse du cryopompage avancée jusqu'ici pour expliquer ce décollement est plus ou moins valide. Cette hypothèse stipule que les gaz contenus dans des vides dans la mousse se liquéfient sous l'effet des températures extrêmement froides des parois du réservoir et que, lors de l'ascension, l'échauffement aérodynamique de la mousse fait se vaporiser les gaz, ce qui provoque un décollement quasi-explosif de la mousse.
Lors d'une expérience très simple réalisée chez lui pour environ 100 $, il a prouvé que les gaz évaporés cherchaient plutôt à s'échapper par des fissures linéaires qui se forment graduellement et qui débouchent de manière perpendiculaire à la surface de la mousse. Il n'y aurait donc pas de décollement massif de blocs de mousse comme crû jusqu'à maintenant. Le cryopompage à lui seul ne peut donc pas expliquer le décollement observé sur plusieurs missions de la navette. Des recherches plus poussées devront être faites pour mieux comprendre la nature du phénomène et ainsi apporter les correctifs nécessaires pour le prévenir.
Mercredi, 11 juin 2003
Étaient présents à la cérémonie, tenue à Washington, Sean O'Keefe, l'administrateur de la NASA, Gale A. Norton, la Secrétaire du Département de l'Intérieur, et Scott Parazynski, astronaute de la mission STS-100 qui a eu l'idée. Le tout s'est déroulé en présence des membres des familles des astronautes disparus.
Samedi, 7 juin 2003

Caractéristiques ballistiques du bloc de mousse tiré : masse
de 760 g, dimensions de 54,3 x 29,4 x 14,3 cm, vélocité de
234 m/s (843 km/h) avec un angle d'incidence de 20 degrés.
00h15 : Le tir de mousse sur un panneau en CCR vendredi aurait provoqué sa rupture, un élément déterminant dans l'enquête sur la tragédie de Columbia. Cela veut donc dire qu'un gros débris de mousse isolante se détachant du réservoir externe et percutant le bord d'attaque d'une aile peut provoquer des dommages catastrophiques.
D'autres détails et des images seront publiés sur Obsat lorsqu'ils seront rendus publics.
Vendredi, 6 juin 2003
Jeudi, 5 juin 2003

Cette image montre également l'installation du simulateur d'aile avec le canon situé à gauche, hors du champ de la photo. Ci-dessous, un gros plan sur le panneau 6 révèle la nature des dommages causés.

Deux bandes vidéos du tir sont disponibles en format .mpeg aux adresses
suivantes :
http://boss.streamos.com/download/caib/roundtable_20030604/l3_test1.mpg
http://boss.streamos.com/download/caib/roundtable_20030604/l4_test1.mpg
Ces vidéos, d'une étonnante
qualité, ont été filmés à très
haute vitesse et montrent donc la collision au ralenti avec une grande
netteté d'image. On peut apercevoir le panneau 6 qui oscille d'avant
en arrière après l'impact.
Cependant les essais cruciaux auront lieu dès aujourd'hui avec un tir sur un vrai panneau en CCR provenant de la navette Discovery. Il est surprenant que la NASA n'ait jamais penser à effectuer de tels essais avnt la catastrophe. Si le panneau se brise, les enquêteurs auront enfin trouvé le maillon manquant à la séquence des événements ayant mené à la destruction de Columbia. Les résultats seront évidemment attendus avec impatience. C'est à suivre.
Auteur : Daniel Deak